Routes

 

Dès sa création en 2005 l’AFITF a été conçue comme l’opérateur financier chargé d’apporter les concours de niveau national au financement des projets d’infrastructures de transport, qu’il s’agisse des modes routiers, ferroviaires, fluviaux, portuaires et maritime, ou des transports collectifs, dans une approche résolument multimodale et dans une perspective de développement durable du territoire.
Le financement des infrastructures routières nationales fait donc intégralement partie du domaine de compétence de l’AFITF, étant rappelé que la loi de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement du 3 août 2009 a fixé comme objectif de faire substantiellement progresser la part du mode non-routier dans les transports terrestres.
Ainsi entre 2005 et la fin de l’année 2015, l’AFITF a engagé un montant global de financement en faveur des infrastructures routières de 11,0 milliards d’euros, dont 8,8 milliards d’euros ont d’ores et déjà été mandatés, soit 80%.

Ces financements ont pris presque exclusivement la forme de fonds de concours apportés au budget de l’État, ses services assurant la maîtrise d’ouvrage des études et travaux sur le réseau routier national.
Ces interventions ont porté sur le développement du réseau mais aussi très largement sur le réseau existant.

  • Ainsi, l’AFITF a financé les volets routiers des contrats de plan État-Région ainsi que les Plans de modernisation des itinéraires routiers (PDMI), contribuant à moderniser le réseau routier national : à côté des opérations classiques de modernisation et de sécurisation (déviations d’agglomération, aménagements qualitatifs, créneaux de dépassement, aménagement de carrefour, etc), les PDMI intègrent des opérations de requalification environnementale (protections acoustiques, ouvrages de protection de la ressource en eau, traitement des eaux d’assainissement, ouvrages de préservation de la bio-diversité).
  • Hors CPER et PDMI, l’AFITF a financé les aménagements particuliers d’importants itinéraires, comme l’aménagement de la RN7, l’achèvement de l’autoroute A75, de l’autoroute A 34 dans les Ardennes, les aménagements de sécurité de la route dite Centre Europe Atlantique (RCEA) ou encore ceux de la RN 88.
  • L’AFITF a mis en place également les moyens nécessaires à la régénération du réseau routier national, notamment à la suite des dernières saisons hivernales à l’origine de détériorations accélérées des chaussées.
  • Elle a financé en outre sur cette période les opérations de sécurité (programme SURE), l’important effort de mise en sécurité des tunnels routiers suite à l’accident du tunnel du Mont Blanc, les investissements de mise en œuvre d’une exploitation dynamique du réseau et l’aménagement d’aires de stationnement pour les poids lourds.

A côté de ces interventions en faveur du réseau routier national non concédé dont l’État est le maître d’ouvrage, l’AFITF a apporté des concours aux concessionnaires en cas de surcoûts imposés ou de part non couverte par l’usager : les autoroutes A28, A19, A65 ou A86 (tunnel ouest) ont notamment bénéficié de tels concours. Elle s’est enfin engagée dans le financement de la nouvelle route du littoral à la Réunion, sous maîtrise d’ouvrage de la Région. Elle contribue également au financement de la L2 à Marseille, en cours de réalisation sous la forme d’un contrat de partenariat.